Avec qui partir en vacances ?

C’est une des questions les plus existentielles quand tu as une envie de grand départ : j’ai envie de partir… mais avec qui ? Tu peux avoir la destination, les dates, le budget, mais si personne autour de toi ne répond à l’appel, tu restes sur le quai, valise pleine de rêves.

Spoiler : il n’y a pas UNE bonne réponse. Tout dépend de toi, de tes envies, du voyage, de la saison, de ton niveau de sociabilité et de ton énergie. Mais voilà un petit panorama, issu de mes propres expériences et de pas mal de galères et fous rires, pour t’aider à trancher.

Partir entre amis : de l’idée au casse-tête logistique

À première vue, c’est souvent le plus tentant : tu penses à une destination, tu balances l’idée dans un groupe WhatsApp, et paf, t’as un crew. En vrai… c’est plus compliqué.

Un ami, un seul, c’est le top. Facile à motiver, plus flexible, rapide à décider. Mon voyage au Pérou avec Lilian en est l’exemple parfait : je lui ai dit « j’ai envie de faire le Pérou, ça suit ou pas ? », il a dit oui, et voilà. J’ai proposé, j’ai organisé, il a suivi, a proposé quelques modifications de planning sur une base déjà solide. Fluide, efficace.

Mais dès que tu dépasses deux personnes, ça devient l’Assemblée Nationale. « Oui mais moi je préfère le 27… », « Moi j’ai un mariage ce week-end-là », « C’est combien déjà ? », « Et on dort où ? ». Et souvent, le projet s’enlise. Trop de conditions, pas assez de décision.

La seule solution : un leader. Quelqu’un qui prend le lead, qui arrive avec un plan, des dates, un budget, un pré-itinéraire. Dans les Pays Baltes, j’ai fait ça. J’ai balancé quelques hameçons, en mode : « Je pars, qui me suit ? » Résultat : on s’est retrouvés à six au pic du voyage. Les gens ont besoin d’un moteur. Si tu prémâches un peu le boulot, beaucoup suivront. Si tu veux tout co-construire à six, bonne chance. L’avantage c’est que ce leader c’est pas obligé d’être toujours la même personne ( il le faut d’ailleurs ! ) ; parfois tu portes, parfois t’es porté !

Partir en famille : allié ou poids mort ?

Les voyages en famille, c’est un tout autre monde mais la je vais parler des frères et sœurs et non des enfants.
 Avec ma sœur, on faisait un week-end par an avant – une tradition que j’aimerais bien retrouver d’ailleurs. Ce genre de mini-évasion où l’on se cale facilement sur les envies de l’autre : café, balade, chill. Simple, efficace. C’est à mon sens comme avec des amis mais en plus simple. Chacun laisse sa vie et on se retrouve comme dans les années 1990.

Avec mon frère, on a fait le Transsibérien en 2025. Une belle expérience en duo, où on a trouvé notre rythme sans se prendre la tête : Des heures de train, pause nouilles lyophilisées, discussions improbables dans le wagon-resto. C’est un voyage où tu te redécouvres aussi comme frère et sœur dans ce cas-là !

Mais attention : famille ne rime pas toujours avec harmonie. Il faut s’assurer qu’on a les mêmes attentes de vacances. Si tu veux explorer alors que l’autre veut lézarder, ça peut grincer. Mais si vous êtes alignés, c’est un des voyages les plus confortables à organiser.

Partir en couple : confort et compromis

Les vacances en couple, c’est souvent plus chill. Tu lésines moins sur le confort (chambres privatives, restos plus sympas), tu adaptes le rythme à deux, et tu profites aussi de cette bulle partagée. C’est un autre rapport au voyage. Plus doux, plus posé.

Mais pour ma part, j’ai besoin d’un équilibre. J’aime partir en couple, mais aussi entre amis. Ce ne sont pas les mêmes dynamiques. En couple, tu peux vite tomber dans la routine version vacances : lever tardif, petit déj en terrasse, baignade, apéro… génial, mais pas toujours compatible avec un mode baroudeur.

Weekend en amoureux en avril 2025 à Santorin, une bulle « lune de miel »

Partir seul : mythe ou réalité ?

Alors, le voyage solo ? Très fantasmé, très Instagrammable… mais qu’en est-il vraiment ?

Pour ma part, je n’ai jamais fait un long voyage complètement seule. J’ai eu quelques jours par-ci par-là, entre deux étapes. Seule à Bali, seule à Milan, seule en Jordanie… Et c’est déjà une bonne expérience. Tu vas à ton rythme, tu fais exactement ce que tu veux, tu rencontres plus facilement du monde. Tu développes aussi une forme d’autonomie qui te sert toute la vie.

Mais ce n’est pas toujours évident. Il faut aimer sa propre compagnie, avoir un minimum de confiance, et parfois gérer la solitude. Il faut aussi être prêt à tout organiser seul, gérer les imprévus, les plans A, B, C. Et ça peut être fatiguant. Ce n’est pas un truc que je ferais tout le temps, mais ponctuellement, ça t’apporte énormément.

Partir avec une agence comme WeRoad : le mix parfait ?

Et puis il y a l’option des agences de voyage type WeRoad, que j’ai testée en Jordanie. Le principe ? Tu pars avec un groupe de personnes que tu ne connais pas, encadré par un coordinateur (souvent un voyageur comme toi).

L’avantage, c’est que tu ne t’occupes de rien. Le programme est ficelé, les hébergements réservés, les transferts prévus. Tu rencontres des gens de tous horizons, et ça peut vite créer une super dynamique de groupe. Pour les timides ou ceux qui n’aiment pas organiser, c’est parfait.

Mais attention : c’est cher, et pas toujours très flexible. Tu paies aussi pour du confort parfois un peu trop luxueux pour ton budget (dans mon cas, j’aurais préféré plus roots). Tu dois aussi composer avec des rythmes qui ne sont pas toujours les tiens, des gens avec qui tu accroches plus ou moins. Et surtout, il faut aimer vivre en meute pendant une semaine ou plus.

Cela dit, si tu as peur de partir seul, ou que tes potes te plantent, c’est une super porte d’entrée vers le voyage. Tu ne reviens jamais tout à fait seul.

En conclusion : et toi, t’es qui ?

Il n’y a pas de meilleure option. Il y a ton moment, ton humeur, ton besoin. Tu peux rêver d’un road trip en van avec ton meilleur pote, puis trois mois plus tard avoir envie de t’isoler au bout du monde pour une retraite solo. Ou suivre un groupe en mode aventure clé-en-main parce que ton cerveau n’a plus l’énergie de penser.

L’important, c’est de partir. D’essayer. De te connaître. Et de comprendre que parfois, le plus dur, ce n’est pas de choisir la destination. C’est de savoir avec qui tu veux la partager.